https://eventosccarbon.com.br/ – 27 mai 2026
« Adapter les pratiques agroécologiques au contexte des sols : renforcer le carbone organique des sols (COS) pour la Sécurité alimentaire, le Climat et la Biodiversité »
Intervenants
Andry Andriamananjara (Université d’Antananarivo, Madagascar)
Hervé Aholoukpè (INRAB, Bénin)
Suzanne Reynders (INRAE France, Soil Carbon Futures)
Beata Emoke Madari (EMBRAPA, Riz et Haricots, Brésil)
Modérateurs
Budiman Minasny (Président du Comité Scientifique et Technique de l’Initiative internationale « 4 pour 1000 »)
Tiphaine Chevallier (IRD)
Dans le cadre de la célébration du 10ème anniversaire de l’Initiative internationale « 4 pour 1000 », cette table ronde, organisée conjointement par « 4 pour 1000 » et l’IRD, visait à aller au-delà des approches théoriques en partageant des exemples concrets de recherches en cours sur le carbone des sols. Elle a mis en lumière la manière dont les pratiques agroécologiques sont mises en œuvre dans différentes régions du monde et a permis de discuter des principaux défis ainsi que des questions de recherche essentielles qui restent à traîter selon les contextes nationaux.
Les échanges ont souligné la nécessité pour la recherche de mieux prendre en compte les enjeux socio-économiques auxquels les agriculteurs sont confrontés lors de la mise en œuvre de pratiques agroécologiques. Au-delà de la nécessité de disposer de données sur l’influence de ces pratiques sur les stocks de carbone organique des sols (COS), il est indispensable d’améliorer notre compréhension des difficultés, des investissements, des risques ainsi que des externalités positives et négatives associées à leur adoption. Ces questions ont déjà été abordées dans plusieurs projets de recherche, mais elles nécessitent des analyses plus approfondies. Le Consortium international de recherche Soil Carbon Futures a été présenté à cette occasion. Ces thématiques figurent dans son Agenda Stratégique de Recherche et d’Innovation (SRIA).
Des exemples de recherches sur le carbone appliquées au Brésil, à Madagascar et au Bénin ont été présentés, mettant en évidence les principaux défis rencontrés. La diversité des agroécosystèmes et des types de sols, la variabilité des réponses du carbone organique des sols et des effets sur la santé des sols, ainsi que la nécessité d’adapter les pratiques à des contextes spécifiques ont été soulignées. La nécessité de financer des expérimentations de longue durée dans différents contextes a également été reconnue.
La gestion des données, depuis leur production jusqu’à leur qualité et leur disponibilité, constitue un défi majeur, les différentes parties prenantes ayant des priorités et des moyens variés. La souveraineté des données ainsi que le rôle de chaque acteur impliqué (agriculteurs, scientifiques et décideurs politiques) sont des questions importantes qui méritent une attention accrue.
L’événement a mis en évidence la nécessité de porter une attention plus soutenue aux contextes locaux et aux personnes impliquées dans la mise en œuvre des pratiques agroécologiques, ainsi que dans la production de connaissances sur la santé des sols.
